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Nous sommes sur le point d'atteindre les 6 000 abonnĂ©s ! Plus que 108 personnes et nous franchirons ce cap. đŻđ Bien que nous soyons si prĂšs du but, je reste actif. Attendez-vous Ă une rentrĂ©e pleine d'actualitĂ©s et de surprises. Et pour nos fidĂšles lecteurs, restez Ă l'affĂ»t du produit de la semaine, un petit prĂ©sent spĂ©cialement pour vous. đđ
Voici lâĂ©lĂ©ment central de la newsletter, la vidĂ©o de lâĂ©mission Lâimmobilier sans compromis de Lundi dernier
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Au sommaire cette semaine
đïž Finance Weekly : les cinq faits marquants de la semaine derniĂšre
đ° Le MarchĂ© Immobilier sous tension - Contexte
đ«đ· Vincent Belhacene Ministre du Logement ! Sa vision đ«đ·
Olivier Lendrevie đ§ââïž voit l'avenir avec nos amis suĂ©dois đžđȘ...
đ La vidĂ©o de lâĂ©mission


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đ«đŒ Assurance-vie en France: RĂ©forme majeure des unitĂ©s de compte! : Sous la directive de l'AutoritĂ© de contrĂŽle prudentiel et de rĂ©solution (ACPR), les assureurs français sont poussĂ©s Ă stopper la commercialisation des unitĂ©s de compte (UC) jugĂ©es trop onĂ©reuses par rapport Ă leurs performances et risques. Ces UC reprĂ©sentent environ un quart des 1.900 milliards d'euros de l'assurance-vie en France. PrĂšs de 10% des UC pourraient ĂȘtre affectĂ©es, impactant 5% Ă 7% des 470 milliards d'euros d'UC. Cette dĂ©cision influencera les revenus des fonds, estimĂ©s entre 6 et 7 milliards d'euros. La rĂ©forme touche l'ensemble de la chaĂźne, des assureurs aux gestionnaires d'actifs.
đđ„ Augmentation salariale pour les soignants travaillant la nuit et le week-end : Face Ă la crise hospitaliĂšre et aux pĂ©nuries de personnel, le gouvernement français augmente la rĂ©munĂ©ration des soignants travaillant la nuit, le week-end et les jours fĂ©riĂ©s. Cette initiative, d'un coĂ»t de 1,1 milliard d'euros par an, vise Ă fidĂ©liser le personnel et Ă Ă©viter la fermeture de lits. Les mĂ©decins en garde recevront 50% de plus, et cette hausse s'Ă©tendra Ă©galement au secteur privĂ©. Les aides-soignants et infirmiers bĂ©nĂ©ficieront d'une hausse de 25% pour le travail de nuit et de 20% pour les jours fĂ©riĂ©s. Ces mesures sont saluĂ©es par les professionnels de la santĂ©.
đđ± PĂ©kin face au double dĂ©fi monĂ©taire et de croissance : PĂ©kin tente de soutenir sa monnaie, le renminbi, tout en stimulant la croissance Ă©conomique. MalgrĂ© les mesures prises, le renminbi a perdu de sa valeur face Ă plusieurs devises majeures. La Banque Populaire de Chine intervient pour stabiliser la monnaie, mais les exportateurs anticipent une possible dĂ©valuation. Cette situation rappelle les dĂ©fis Ă©conomiques de l'Ă©tĂ© 2015.
đđ Constructeurs de vĂ©hicules Ă©lectriques en difficultĂ© sur le marchĂ© boursier : Les constructeurs de vĂ©hicules Ă©lectriques connaissent des difficultĂ©s en Bourse, avec une progression modeste malgrĂ© l'essor du secteur. Tesla, malgrĂ© une hausse cette annĂ©e, reste loin de son pic de 2021. La concurrence accrue, notamment en Chine, et l'incertitude sur l'avenir des constructeurs traditionnels pĂšsent sur le marchĂ©. Les investisseurs montrent une mĂ©fiance croissante envers le secteur malgrĂ© son potentiel.
đđ Le "redoutable" mois de septembre dĂ©bute mal pour le CAC 40 : Septembre, traditionnellement un mois difficile en Bourse, commence avec une baisse pour le CAC 40 de 0,27%. MalgrĂ© une progression des marchĂ©s amĂ©ricains, le CAC 40 est affectĂ© par des performances dĂ©cevantes de grandes entreprises comme Renault et LVMH. Les chiffres de l'emploi aux Ătats-Unis suggĂšrent une possible pause dans la hausse des taux par la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale. Les experts prĂ©voient une possible baisse des taux d'intĂ©rĂȘt amĂ©ricains au premier semestre 2024.
Lundi dernier, jâai eu la chance de tourner lâĂ©mission âLâimmobilier sans Compromisâ Ă la Rencontre des Entrepreneurs de France. La REF a fĂȘtĂ© sa cinquiĂšme Ă©dition ! Elle est devenue incontournable, le lieu de tous les dĂ©bats, dans un esprit de convivialitĂ©. Forte de son succĂšs grandissant, #LaREF23 est revenue avec un programme exceptionnel. En clair, câest le lieu de rencontres des entrepreneurs en connexion avec le MEDEF.




Je me suis fait tout petit, 150 participants, 30 dĂ©bats, et des invitĂ©s comme Mme Elisabeth Borne. Mais cela ne nous a pas empĂȘchĂ© de rĂ©aliser notre Ă©mission qui a pointĂ© du doigt la rentrĂ©e immobiliĂšre qui est sous le signe dâune trĂšs forte tension. Durant 45 minutes, jâai pu dĂ©battre avec Vincent Belhacene, Olivier Lendrevie et Sylvain Levy-Valensi sur le sujet. 45 Minutes, on peut se dire que câest long, mais honnĂȘtement on aurait pu y passer des heures. Je me dis donc que je vais vous redonner un accĂšs Ă lâĂ©mission, mais aussi vous donner quasiment tout le contenu que nous avions prĂ©parĂ©.
Le Marché Immobilier sous tension - Contexte
Je vais commencer par vous expliquer le contexte et vous donner des chiffres, et des sources de tout ce que nous avons pu voir en analyser. La rentrée 2023 est marquée par une tension sans précédent sur le marché locatif français. Alors que chaque automne connaßt une hausse de la demande de logements avec le retour des étudiants, cette année, la situation est exacerbée. Les étudiants et les actifs peinent à trouver un logement, avec une offre qui s'est considérablement réduite. Les visites de studios à Paris peuvent rassembler jusqu'à quarante personnes, illustrant la compétitivité féroce pour obtenir un toit. Samuel Berrih, agent immobilier à Paris, et Laetitia Caron, directrice générale du site d'annonces immobiliÚres PAP, confirment que cette tension est inédite. Le nombre d'annonces a diminué de 15% par rapport à l'année précédente, tandis que les demandes ont augmenté de 17%. Les offres, déjà rares, sont immédiatement prises d'assaut, avec des candidats appelant à toute heure pour obtenir un logement.

Ce phĂ©nomĂšne de tension ne se limite pas Ă la capitale. D'autres grandes villes universitaires comme Lyon, Rennes, Bordeaux et Strasbourg sont Ă©galement touchĂ©es. MĂȘme des villes plus petites, comme Angers, ressentent cette pression, avec seulement 50 studios disponibles Ă la location. La situation est encore plus critique pour les appartements de type T3. Arnaud Hacquart, fondateur du site imodirect.fr, souligne que cette pĂ©nurie est dĂ©sormais un phĂ©nomĂšne national.
đ«đ Logement Ă©tudiant : Une quĂȘte impossible ?!
Une difficultĂ© telle que 31% des moins de 35 ans ont dĂ» retarder leur passage Ă une vie autonome et 20% dĂ©clarent ĂȘtre retournĂ©s vivre chez leurs parents en raison de l'augmentation du coĂ»t du logement. 26% affirment avoir Ă©tĂ© obligĂ©s de retarder leurs projets de reconversion professionnelle, 14% de refuser un emploi ou encore 12% de renoncer Ă poursuivre leurs Ă©tudes.
14% ont été obligés de refuser un emploi
Plus globalement, le logement, frein Ă lâemploi, ferme les portes de lâavenir dâune part significative de la jeunesse. Faute de pouvoir se loger Ă un prix juste :
26% ont été obligés de retarder leurs projets de reconversion professionnelle.
22% ont renoncĂ© Ă sâorienter vers des mĂ©tiers en tension en raison du dĂ©calage entre les salaires proposĂ©s et le coĂ»t du logement.
14% ont été obligés de refuser un emploi.
12% été obligés de refuser une formation.
Selon une étude OpinionWay pour Wellow, 88% des jeunes de moins de 35 ans considÚrent que trouver un logement est un véritable défi. En conséquence, 12% ont dû abandonner leurs études et 20% sont retournés chez leurs parents à cause de la hausse des coûts du logement. De nombreux jeunes dénoncent également les critÚres de sélection stricts imposés par les propriétaires.
Face Ă la pĂ©nurie de logements abordables, de nombreux jeunes adultes rencontrent des difficultĂ©s majeures pour se loger. Selon des sources fiables, 12% des jeunes ont dĂ» renoncer Ă leurs Ă©tudes faute de logement. Cette situation alarmante met en lumiĂšre la nĂ©cessitĂ© d'une intervention urgente des autoritĂ©s et des professionnels du secteur. Les experts s'accordent Ă dire que la crise du logement impacte directement la santĂ©, le bien-ĂȘtre et l'avenir professionnel de ces jeunes. Les ressources locales, bien que prĂ©sentes, semblent insuffisantes pour rĂ©pondre Ă cette demande croissante.
đ»đ MarchĂ© locatif en crise : Les grandes villes françaises en alerte !
Le marché locatif des grandes villes françaises traverse une période tumultueuse. Selon les données récentes, le nombre de mandats de location a été divisé par trois par rapport à l'année précédente. Des villes comme Marseille, Nantes et Montpellier ont connu des baisses drastiques de 65%, 78% et 86% respectivement. Plusieurs facteurs conjoncturels et structurels sont à l'origine de cette crise. Alors que la demande sur le marché locatif reste élevée, de nombreux locataires choisissent de rester dans leur logement actuel en raison de la baisse du marché immobilier de l'achat. ParallÚlement, les propriétaires sont réticents à louer en raison de la complexité croissante et des prix bloqués. Les normes écologiques, les coûts associés et l'augmentation de la taxe fonciÚre compliquent encore la situation. Face à cette crise, il est impératif de trouver des solutions durables pour répondre aux besoins des locataires et des propriétaires.
Les raisons de cette crise
Plusieurs facteurs contribuent Ă cette crise. La hausse des coĂ»ts des crĂ©dits immobiliers empĂȘche de nombreux mĂ©nages d'acheter, les forçant Ă rester locataires. De plus, l'interdiction progressive de louer des logements Ă©nergivores et la popularitĂ© croissante des locations saisonniĂšres comme Airbnb ont rĂ©duit l'offre de logements traditionnels. Les propriĂ©taires sont souvent tentĂ©s de vendre ou de louer leurs propriĂ©tĂ©s Ă des touristes, rĂ©duisant ainsi le nombre de logements disponibles pour les rĂ©sidents permanents.
Plus généralement, le gouvernement par ses prises de décision a un impact direct sur la situation :
Normes HCSF : Cela limite de facto lâaccĂšs au crĂ©dit et donc Ă lâachat
ArrĂȘt du Pinel : Un impact Ă venir sur 2024 2025 2026 sur les futurs biens mise en location
ArrĂȘt du PTZ Maison : LâĂtat veut-il encore que les français deviennent propriĂ©taires ???

đš Une pĂ©pite Ă Bordeaux, Investisseurs RentabilitĂ© + de 5 %
đą Annonce spĂ©ciale ! MĂȘme si nous sommes dĂ©jĂ Ă la sixiĂšme Ă©dition de notre newsletter "Les Immanquables", nous avons dĂ©cidĂ© de la partager une derniĂšre fois avec l'ensemble de nos abonnĂ©s. Pour continuer Ă bĂ©nĂ©ficier de ces informations prĂ©cieuses en matiĂšre d'information et d'investissement, assurez-vous de faire la demande explicite pour les prochaiâŠ
đ«đ· Vincent Belhacene Ministre du Logement ! Sa vision đ«đ·
Durant lâĂ©mission, jâai aimĂ© lâinterprĂ©tation quâa tentĂ© dâavoir Vincent Belhacene pour expliquer ainsi les prises de position de nos gouvernants. Il est simple de critiquer en tant que professionnel et en se mettant de notre cĂŽtĂ© de la table, mais analyser les dĂ©cisions prises par le spectre de lâinterprĂ©tation quâils ont, demande une gymnastique intellectuelle. Vincent a donc poussĂ© les curseurs au maximum pour comprendre les diffĂ©rents choix.
1 - Une démographie en question
Selon un rapport récent de l'INSEE, voici ce que nous pourrions attendre pour la France en 2050 :
La France pourrait avoir entre 61 et 79 millions d'habitants. Si on se fie aux tendances actuelles, on serait autour de 70 millions, soit 9,3 millions de plus qu'en 2005. La croissance de la population ralentirait avec le temps. Et attention, notre population va vieillir ! Vers 2045, il y aurait plus de personnes qui nous quittent que de bébés qui naissent. Heureusement, les personnes qui s'installent en France aideraient à maintenir notre croissance démographique.
Un gros changement à noter : en 2050, un Français sur trois aurait plus de 60 ans, contre un sur cinq en 2005. Donc, on aurait moins de jeunes et moins de personnes en ùge de travailler. Pour vous donner une idée, pour dix personnes ùgées de 20 à 59 ans, il y aurait sept personnes de 60 ans ou plus. C'est presque le double par rapport à aujourd'hui!
MĂȘme si ces prĂ©visions peuvent varier selon les scĂ©narios, une chose est sĂ»re : la France va vieillir. Mais rassurez-vous, on vieillirait moins vite que la plupart de nos voisins europĂ©ens.
Contre argument : Ce qui pose le plus de questions câest le nombre de personnes comptĂ©es avec le terme de migration. En clair, lâINSEE par du fait que chaque annĂ©e, nous aurions environ 50 000 personnes en plus avec comme Ă©tiquettes une migration. Sauf que, Ă date, les mouvements de migration sont bien plus consĂ©quents que ce nombre de 50 000, la dĂ©mographie en France est donc attĂ©nuĂ©e par ce scĂ©nario qui ne semble pas rĂ©aliste.
2 - Un nombre de logements suffisants en rapport au nombre de foyers
En 2016, la France enregistre 29,2 millions de ménages, avec une tendance à la réduction de leur taille : en moyenne 2,2 personnes par ménage, contre 2,4 en 1999. Les ménages individuels représentent 36% de ce total, tandis que les ménages de deux et trois personnes ou plus se partagent le reste à parts égales. Cette tendance s'explique par le vieillissement de la population et les changements sociétaux, comme l'augmentation des séparations et la réduction des familles nombreuses. Par ailleurs, 20% des personnes de plus de 15 ans vivent seules en 2016, une augmentation notable par rapport aux 13% de 1990. Les seniors sont particuliÚrement concernés par cette solitude, avec 27% des hommes et 62% des femmes de 80 ans ou plus vivant seuls. Les familles monoparentales sont également en hausse, représentant 23% des 8 millions de familles avec enfants mineurs, une augmentation significative par rapport aux 12% de 1990.
à l'échelle européenne, les structures familiales se diversifient, bien que le couple marié avec enfants reste la norme dominante. Cependant, les configurations varient selon les régions. Dans le sud et l'est de l'Europe, la famille traditionnelle basée sur le mariage est prédominante. En revanche, dans les pays du nord, comme les pays baltes, la NorvÚge, le Danemark et les ßles britanniques, les familles monoparentales représentent au moins 20% des ménages. Ces variations reflÚtent les différences culturelles et sociétales à travers le continent, montrant une Europe diverse dans ses modes de vie familiaux.
En janvier 2021, la France dispose de 37,2 millions de logements, y compris un million situĂ©s outre-mer. Depuis 2007, la croissance annuelle du nombre de logements ralentit, avec une augmentation de 0,74% en 2020, soit 275 000 logements supplĂ©mentaires par rapport Ă l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Cette croissance est principalement due aux logements collectifs, qui forment 44% du total des logements en France et dont le taux de croissance est plus Ă©levĂ© que celui des logements individuels. Par ailleurs, 81,8% des logements sont des rĂ©sidences principales en 2021, une lĂ©gĂšre baisse par rapport aux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes. Les logements vacants, quant Ă eux, ont augmentĂ© pour atteindre 8,3% en 2021, tandis que les rĂ©sidences secondaires et occasionnelles sont restĂ©es stables, reprĂ©sentant environ 10% du total. Enfin, un tiers des logements en mĂ©tropole se trouve dans des zones de moins de 100 000 habitants. Au fil des annĂ©es, les zones urbaines ont gagnĂ© en importance en termes de logements, tandis que la rĂ©gion parisienne et les zones rurales ont vu leur part relative diminuer, mĂȘme si le nombre absolu de logements y a augmentĂ©.
Contre argument : Le rapport entre le nombre de foyers et le nombre de logements parait simpliste, câest sans compter les multipropriĂ©taires, les logements dans les zones non recherchĂ©esâŠ
3 - Trop de logements vacants
Au début de l'année 2021, la France compte 3,1 millions de logements inoccupés, soit un taux de vacances de 8,3 %. Cette tendance à la hausse des logements vacants a été particuliÚrement marquée entre 2006 et 2016, atteignant un pic en 2009 avec une augmentation de 4,9 %. Toutefois, depuis cette période, la croissance du nombre de logements vacants a ralenti, avec une augmentation de 1,3 % en 2021, un rythme supérieur à celui des résidences principales qui n'a augmenté que de 0,6 %.
En ce qui concerne la rĂ©partition gĂ©ographique, en mĂ©tropole, la majoritĂ© des logements vacants sont des appartements (52 %). Cependant, dans les dĂ©partements et rĂ©gions d'outre-mer, oĂč les maisons sont plus courantes, le taux de vacances est plus Ă©levĂ©, atteignant 12,5 %. Les zones rurales et les petites agglomĂ©rations de moins de 100 000 habitants ont un taux de vacances plus Ă©levĂ© (8,9 %) par rapport aux grandes villes, y compris Paris. C'est une inversion par rapport Ă 2001, oĂč Paris avait un taux de vacances plus Ă©levĂ© que les autres rĂ©gions.
Contre argument : la comptabilisation des logements vacants est obscure, tout est mis dedans, du logement en Creuse, à celui en cours de travaux, ainsi que celui qui est en changement de locataires, avons-nous réellement autant de logements inhabités ?
La synthĂšse parait toute tracĂ©e quand on est Ministre du Logement, que lâEurope nous demande de faire de fortes Ă©conomies, et quâon pense que lâimmobilier coĂ»te cher en termes dâaide. Trop de logements, une dĂ©mographie en berne, plus de 8 % de logements vacants. Pourquoi lancer de nouveaux chantiers quand le parc global suffit amplement pour loger tous les Français ? Il faut rĂ©guler lâexistant et mettre les bouchĂ©es doubles sur le plafonnement des loyers, la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique de lâexistant et la professionnalisation de lâinvestisseurâŠ

Que pensez-vous du marchĂ© immobilier Ă lâheure actuelle ?

Olivier Lendrevie đ§ââïž voit l'avenir avec nos amis suĂ©dois đžđȘ...
Olivier a souhaitĂ© analyser aussi bien les causes que les consĂ©quences de ce quâil se passe Ă lâheure actuelle. Un angle fort quâil a pu analyser, le marchĂ© immobilier locatif SuĂ©dois qui subi de plein fouet lâidĂ©ologie du plafonnement des loyersâŠ
à Stockholm, un mécanisme de régulation des loyers nommé « försthandskontrakt » (ou contrat de premiÚre main) est en vigueur. Son objectif est d'offrir des locations à des tarifs raisonnables. Cependant, face à une pénurie de logements et des listes d'attente s'étirant sur des années, ce systÚme a involontairement encouragé les sous-locations.

Les habitants, impatients de sécuriser un bail stable, paient des sommes exorbitantes pour éviter de naviguer constamment entre des sous-locations coûteuses et éloignées. Par exemple, Johannes, un résident de 36 ans, a payé 15 000 euros pour "acheter" un bail d'un ami. Bien que ce systÚme vise à offrir des logements à des prix égaux pour tous, basés uniquement sur l'ancienneté dans les listes, il a engendré des inégalités. Les nouveaux arrivants et les étrangers se retrouvent souvent relégués au bas de la liste, les obligeant à se tourner vers des sous-locations coûteuses et temporaires. De plus, malgré son intention égalitaire, ce systÚme perpétue une forme de ségrégation, favorisant les résidents natifs et aisés de Stockholm au détriment des nouveaux arrivants et des immigrés. La ville compte actuellement plus de 300 000 personnes sur ces listes d'attente, un nombre qui a triplé en seulement cinq ans.
La SuĂšde, connue pour son systĂšme de listes d'attente pour les logements, fait face Ă des dĂ©fis majeurs dans son marchĂ© immobilier locatif. Monisha Mohan, une enseignante de 33 ans, illustre parfaitement cette situation : malgrĂ© son inscription sur la liste d'attente de la sociĂ©tĂ© municipale de logement en 2018, elle a dĂ» dĂ©mĂ©nager quatre fois depuis son arrivĂ©e en SuĂšde en 2014. Les dĂ©lais d'attente pour obtenir un logement peuvent s'Ă©tendre sur plusieurs annĂ©es, voire une dĂ©cennie dans certaines villes comme Stockholm. Cette situation a conduit Ă la naissance d'un marchĂ© noir oĂč les SuĂ©dois paient des sommes importantes pour obtenir un bail.
La crise du logement a mĂȘme provoquĂ© des bouleversements politiques, avec le renversement du Premier ministre Stefan Löfven en juin 2021 suite Ă un projet de rĂ©forme sur la libĂ©ralisation partielle des loyers. Bien que rĂ©tabli 16 jours plus tard, cet Ă©vĂ©nement a soulignĂ© les profondes divisions sur la question du logement en SuĂšde. Le modĂšle suĂ©dois, basĂ© sur un systĂšme universel sans logements sociaux, est actuellement remis en question. Les communes, responsables de l'offre de logements depuis 1947, n'ont pas pu rĂ©pondre Ă la demande croissante, en particulier avec une croissance dĂ©mographique sans prĂ©cĂ©dent au cours de la derniĂšre dĂ©cennie. Les experts et les acteurs du marchĂ© ont des avis divergents sur les solutions, certains plaidant pour la dĂ©rĂ©glementation des loyers, tandis que d'autres craignent pour la survie du modĂšle suĂ©dois.
Le plafonnement des loyers est le meilleur moyen, aprĂšs le bombardement, pour raser une villeâŠ

Voici la vidĂ©o de lâĂ©mission qui a Ă©tĂ© juste top, un format de 45 minutes qui nâa pas suffi !!!
Lâanalyse globale
Nous pensons, tous les 4, que le marchĂ© immobilier nâen est quâau dĂ©but de la crise quâil subit. En 2023, sont livrĂ©s les biens qui ont pu ĂȘtre achetĂ©s dans les annĂ©es passĂ©es, nous subirons sur les 3 prochaines annĂ©es le trou dâair de la construction. Il est Ă©vident quâun tel goulot dâĂ©tranglement va crĂ©er de terribles soucis sur le marchĂ©.
Ce marchĂ© locatif est dâailleurs dĂ©jĂ en grande tension, quand on voit que sur Montpellier 8 logements sur 10 ont disparu du marchĂ© locatif cette annĂ©e, on ne peut que sâinquiĂ©ter. Mais ce nâest pas le marchĂ© qui se grippe, câest lâĂtat, avec ses normes, sa vision qui le met Ă mal. Plafonds de loyers, normes HSCF, normes sur les passoires Ă©nergĂ©tiques, câest Ă croire que le gouvernement veut la mort de ce domaine.
Nous en appelons Ă lâĂtat pour quâil arrĂȘte dâencadrer Ă ce point le domaine. La rĂ©gulation peut et doit se faire par le marchĂ© lui-mĂȘme, et non via des outils de freinage qui sont imaginĂ©s par une bureaucratie Ă©narque qui nâa que peu de visions de la rĂ©alitĂ©. Vous lâaurez compris, câest un coup de gueule pour que lâĂtat nâaide pas le marchĂ©, mais le libĂšre des entraves quâils ont pu y mettre !
Petit Plus
Une toute nouvelle Ă©mission diffusĂ©e sur Sud radio qui permet dâavoir une vision claire de lâimmobilier tous les samedis matin.
Regardez aussi cette vidĂ©o de 7 minutes qui parle du marchĂ©. CâĂ©tait il y a 3 jours, mais cela explique aussi beaucoup de choses
Vous voulez aller plus loin ?Â
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